François Vermande

Conseiller Général du Cantal
Vice-Président de l'ANCELI

Elu indépendant depuis 12 ans d’un département rural, le Cantal, je suis fier de pouvoir porter la voix des habitants de l’ensemble des territoires, sans mépris ni clientélisme.

J’ai assisté à la dérive d’une décentralisation qui a trahi toutes ses promesses.

Alors qu’on avait promis aux citoyens et aux élus une démocratie plus proche d’eux, à l’écoute de leurs préoccupations et économe, les bureaucrates ont recréé des baronnies déconnectées du terrain, coûteuses et donneuses de leçon.

Le Département est l’échelon déterminant de la péréquation entre nos territoires, il rend possible des projets concrets et finance des politiques qui accompagnent les Français dans leur quotidien.

L’aménagement du territoire n’est pas un mot creux. La France est riche de ses terroirs étendus et diversifiés. Il faut valoriser cet atout plutôt que de poursuivre une concentration à tout crin des moyens dans des métropoles, une politique qui échoue, qui appauvrit et qui rend malheureux les Français.

Alors qu’une nouvelle réforme folle veut priver de parole et d’espoir nos territoires ruraux, je suis fier de co-présider l’Anceli.


Je suis maire de Saon dans la Calvados depuis maintenant sept ans.

Comme la plupart des maires et des élus locaux de notre pays, je ne vis pas de la politique, je suis fière d’être tout simplement au service de mes concitoyens. Agricultrice sur une exploitation laitière et céréalière, j’ai les pieds sur terre mais aussi des idées concrètes pour améliorer le quotidien de ma commune et contribuer à la bonne réalisation des projets menés en commun dans une intercommunalité à taille humaine.

L’essentiel des maires de France ont une gestion prudente et sérieuse des dépenses publiques et de nos concitoyens. Je refuse de laisser les technocrates faire porter le chapeau de leurs erreurs ruineuses aux élus de proximité. Qu’elles soient petites ou moyennes, rurales ou péri-urbaines, les communes doivent absorber chaque jour de nouvelles charges qui incombaient à l’Etat tout en voyant les dotations chuter drastiquement pour ces trois prochaines années.

La réforme ratée des rythmes scolaires symbolise cette dérive. Non seulement ce transfert n’est pas et ne sera pas financé, mais il crée une éducation à deux vitesses pour nos enfants, entre les grandes villes qui peuvent payer des activités onéreuses et toutes les autres communes confrontées à une autre réalité.

Les élus indépendants croient encore à l’intéret général au delà des partis. C’est le sens de l’Anceli.

Anne Boissel

Maire de Saon
Vice-Président de l'ANCELI